Vivre avec des jumeaux : où en sommes nous après 6 mois ?

Lorsque nous avons appris que nous attendions des jumeaux, cela a été un choc ! Avoir deux bébés en même temps nous est apparu comme une montagne au premier abord. Et puis, nous avons discuté avec d’autres parents de jumeaux. Certains nous ont rassurés, d’autres nous ont dit que la première année, il fallait s’accrocher mais que ça en valait largement la peine. Alors après 6 mois de vie commune, où en sommes nous ? Je ne sais pas exactement, mais je suis certaine d’une chose : notre montagne est belle, et bien que parfois très pentue, elle est très agréable à gravir. Oui, il y a des jours où ça ne semble pas facile, où je commanderais bien un nouveau set de bras sur Amazon, mais il y a aussi tous ces beaux moments de découvertes, de fous rires, de fierté intense. Car Jeanne et Hugo, tout comme Ludovic, nous rendent très fières ! J’adore littéralement me promener avec eux et me faire demander si ce sont des jumeaux. C’est peut-être un peu présompteux, mais je suis fière d’être une maman de jumeaux. Fière d’avoir mis au monde ces deux magnifiques petites personnes, fière d’être capable de m’en occuper sans être sur les genoux. Il faut dire que nous sommes chanceuse : Hugo et Jeanne sont adorables, patients et sont assez faciles à comprendre. Ce sont deux caractères bien différents par contre !

Hugo est un garçon très doux et très patient. Mais il a besoin d’être collé. Sa place préférée : collé sur nous au sein. Je pense qu’il passerait sa vie là ! Du coup, il fait ses siestes sur nous et, tout comme Ludovic, n’est pas vraiment déposable quand il s’est endormi, sinon, il se réveille aussi sec. On passe donc beaucoup de temps sur le sofa avec lui à lire ou regarder des séries/films. Mais quand il n’est pas en période sieste, il peut passer vraiment beaucoup de temps à jouer sur son tapis d’éveil ou dans sa chaise, sans avoir besoin de nous à côté. Il aime observer, toucher et gazouiller. Il est resté notre Mr Sourire, offrant de larges sourires à tout le monde. Et il adore jouer à « coucou » ! Pour le dodo, il dort encore dans notre lit, mais est de plus en plus capable de s’endormir seul après l’allaitement. Il ne fait pas ses nuits, mais se rendort très facilement. Il est très bon pour se tourner du dos au ventre (il est capable dans l’autre sens mais le fait moins), et il commence à reculer (il se « gare » souvent sous la housse du sofa, hihi). Bref, Hugo c’est le petit sage observateur de la famille.

Même Yuna a compris que Hugo était le plus doux de la gang !

Même Yuna a compris que Hugo était le plus doux de la gang !

Jeanne est une jeune fille qui a du caractère ! Elle sait ce qu’elle veut ! Et elle le fait savoir ! On sait facilement quand c’est l’heure de la sieste, quand elle est tannée d’être quelque part, ou qu’elle a faim ! Et c’est une petite énergique qui ne perd pas sont temps : un boire, c’est rapido avec elle. Et rester des heures collées à maman, ce n’est intéressant que si maman bouge (ce qui entraîne souvent des conflits entre ce qu’elle veut et ce que Hugo veut). Elle adore être sur son tapis d’éveil afin de partir explorer le monde. Elle gigote tellement, et se retourne dans tous les sens, qu’on la retrouve souvent sur le plancher, bien loin de son tapis d’éveil. C’est également une petite fille autonome : pas besoin des mamans pour la sieste. Sur le ventre, les doigts dans la bouche et hop, elle s’endort d’elle même (souvent sur son tapis d’éveil après y avoir joué un temps). Idem pour le dodo : elle dort maintenant dans son lit, dans sa chambre, et elle s’endort toute seule après l’allaitement. Elle n’y fait pas encore ses nuits (on la ramène dans notre lit après sont premier réveil), mais c’est en bonne voie. Côté sourire, elle n’est pas en reste ! Et ses beaux yeux curieux nous font craquer.

Petite puce

Petite puce

Ils commencent à beaucoup interagir entre eux, se touchent (se tirent les oreilles, se pincent les cuisses…), se parlent et s’observent. C’est magique de voir se développer cette complicité entre eux.

Nous avons également commencé les solides avec eux, toujours en faisant de l’alimentation autonome. Je garde les détails de leur début dans ma sacoche pour un prochain article 😉

Et Ludovic dans tout ça ? Il va merveilleusement bien et fait d’énormes progrès ! Il fait maintenant ses nuits et est capable de s’endormir seul (après les histoires et le lait tout de même). Et depuis maintenant deux semaines il va en culotte à la garderie ! Il est également en culotte dès qu’il est à la maison et on commence tranquillement à faire des sorties sans couches. Il y a parfois quelques fuites mais ça s’en vient bien. Et nous sommes très fières de lui. Il adore son frère et sa soeur et s’occupe très bien d’eux. Il les fait beaucoup rire et aime avoir leur attention. Il y a bien des jours où il nous fait nous arracher les cheveux sur la tête (2 ans oblige), mais on arrive dans l’ensemble à gérer. Bref, il reste notre petite pile Energizer, et notre petit garçon hypersociable et clown.

Petit clown

Petit clown

Et nous ? Avoir des jumeaux (avoir des enfants tout court), c’est sur que c’est un peu difficile sur le couple. Le temps à deux est quasiment inexistant, mais nous savons que ça va revenir petit à petit. Et on essaye d’être attentive à l’autre par des petites choses quotidiennes, des petites attentions. Le ciment qui nous unie est fort 🙂 Et nous, en tant que famille, allons très bien. Nous sommes des femmes heureuses d’être des mamans. Côté travail, Mariannick reprend demain. C’est donc une nouvelle dynamique qui commence, mais ce ne sera pas pour longtemps, car il ne reste plus beaucoup de temps avant la fin de session. En ce qui me concerne, le doc avance. Je travaille le soir, quand je ne suis pas trop fatiguée. Petit train ira loin !

Eux... notre source inépuisable de bonheur !

Eux… notre source inépuisable de bonheur !

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Maman Éprouvette

Si vous ne connaissez pas ce blog, c’est le moment d’aller y faire un tour et de lire quelques articles ! C’est une source d’information incroyable pour toutes les questions sur la grossesse et la parentalité, le tout appuyé par des données scientifiques. Bref, une belle référence quand on veut en savoir plus et que les forums en tout genre ne nous satisfont plus.

L’auteure de ce blog s’est intéressée à la question de l’allaitement à deux mamans. Après avoir réalisé un court sondage en ligne, un article très intéressant à été publié à ce sujet. J’ai eu une belle surprise en découvrant à la fin de son billet un lien vers notre blog ! Et je me suis sentie en même temps un peu mal, car je trouve que je ne parle plus vraiment de notre allaitement.

Il faut dire que l’allaitement fait tellement partie de notre quotidien depuis la naissance de Ludovic, qu’il ne me vient pas si souvent à l’esprit d’en parler. Mais il est vrai que l’allaitement à deux est une bénédiction dans notre cas : être deux à allaiter Jeanne et Hugo nous a sauvé de bien des crises et de nuits entrecoupées, tout en nous laissant la possibilité d’avoir des activités sans les cocos (chacune à notre tour, bien entendu). Autre point appréciable : le fait que Mariannick allaite Ludovic a permis de tisser un lien très étroit entre lui et son frère et sa soeur. Il adore quand Mariannick en allaite un des deux en même temps que lui. Il lui flatte le visage et « aide » Mariannick à le mettre au sein. Bref, un beau moment d’intimité fraternel. J’ai l’impression que si Ludovic avait été sevré à l’arrivée de nos cocos, il y aurait eu de la jalousie dans l’air.

Afin de faire suite à l’article de Maman Éprouvette, voici comment notre allaitement fonctionne : je suis l’allaitante principale de Jeanne et Hugo et ceux-ci sont nourris à la demande, mais Mariannick les allaite quand même beaucoup. Cela m’arrive souvent que je les allaite ensemble. J’adore ces moments avec les deux collés contre moi, et je ne me lasse pas d’observer le lien qui existe entre eux. Ils se tiennent souvent la main ou se touchent quand ils boivent. Pour les allaiter tous les deux, j’aime les installer à califourchon sur mes cuisses. Ils ont une belle prise de cette manière, car ce sont eux qui viennent s’installer tout seul au sein. Ça aide aussi beaucoup à leur digestion, car j’ai un réflexe d’éjection fort et qu’ils ont tendance à s’étouffer et à avaler beaucoup d’air dans les positions où ils ont la tête dessous le sein. La nuit, nous les allaitons couchés et nous rendormons paisiblement. Nous passons de très belles nuits grâce au cododo et à cette position d’allaitement. Chacune de nous a un bébé à allaiter, mais ce n’est jamais le même ! Nous commençons petit à petit à les coucher dans leur lit le soir (il est collé au nôtre), mais je trouve cela difficile de ne pas les avoir contre moi. Mais nous savons bien que même si nous avons un lit queen, nous ne tiendrons pas à 4 dedans quand ils seront plus grands.

Nous avons eu beaucoup de questions par rapport à la « qualité » du lait de Mariannick (et du mien quand j’allaitais Ludovic). Il est vrai que, vu que Mariannick allaite Ludovic, son lait est adapté à ses besoins à lui, mais cela ne le rend pas pour autant mauvais pour Jeanne et Hugo. Il est juste moins riche en gras et contient plus d’eau. Cette différence se voit : lorsque c’est Mariannick qui a donné le dernier boire, ils réclament de nouveau à boire plus rapidement que si c’était moi. Mais cela ne change en rien les bienfaits que procure le lait de Mariannick. Et au passage, lorsqu’un virus ou une bactérie traîne dans la maison, cela fait deux fois plus de chance qu’une de nous développe des anticorps et les leur passent !

Tout comme je l’ai vécu avec Ludovic, Mariannick se sent plus intimement impliquée avec Jeanne et Hugo en les allaitant. L’allaitement est bien entendu une manière de nourrir nos bébés, mais c’est tellement plus que cela ! Ce sont des moments de partage, de douceur et d’apprentissage de l’autre. Ils nous parlent littéralement avec les yeux quand ils sont au sein ! Et c’est également une pause fort appréciée dans nos journées trop occupées.

Fraternité

Fraternité

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Toute sa nuit !

Ludovic a toujours eu un sommeil difficile : tout bébé, il se réveillait systématiquement lorsque nous le déposions et se réveillait très souvent (au 2-3h pendant plusieurs mois). Encore aujourd’hui, du haut de ses 2 ans, il continue de se réveiller plusieurs fois par nuit. Il arrive quelques fois à se rendormir seul mais, le plus souvent, il appelle maman Rick, qui va le rendormir. Cela est arrivé à quelques reprises qu’il fasse une nuit complète, mais ces épisodes se comptent sur les doigts de la main !

Hier soir, après avoir vécu une nuit désagréable le jour avant (les 3 cocos réveillés et en pleurs en même temps à 3h du matin : Ludovic qui hurlait pour que Maman Rick vienne le rendormir, Jeanne qui a pleuré pendant au moins 1h30 par intermittence dans nos bras et qui se réveillait si on arrêtait de marcher, et Hugo qui toussait sa vie et se réveillait en pleurs), nous avons décidé de tester que ce soit moi qui vienne le rendormir la nuit, même si c’est Mariannick qu’il appelle. Avant le dodo hier soir, nous lui avons donc expliqué la nouvelle règle.

Je ne sais pas si c’est parce que je fais vraiment peur mais…. il ne s’est pas réveillé de la nuit ! Reste à voir si c’est un coup de chance ou si cette nuit sera pareil (oui, bon, on ne se fait pas trop d’illusions non plus… c’est trop simple pour être vrai !).

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17 janvier 2014 · 14:04

Maman Rick et Maman Role

Voilà comment Ludovic nous appelle ! Et nous trouvons cela absolument adorable.

Nous nous sommes posées la question, avant la naissance de Ludovic, de comment nous allions nous faire appeler. Toutes les deux « maman », au risque de mêler un peu Ludovic ? « Maman » pour une de nous deux et « Mom » pour l’autre ? Ou bien un nom inventé ou dans une autre langue que l’anglais ou le français ? Bref, il y avait plein de possibilités. Mais je dois bien avouer que l’idée de ne pas me faire appeler « maman » me dérangeait beaucoup, tout comme Mariannick. Nous y tenions à ce mot si beau et empreint de tant de signification. Et puis de toute manière, comment décider de qui aurait droit de le garder, et qui devrais en prendre un autre ? Dans certains couples, la décision est plus simple, avec une maman francophone et l’autre anglophone, ou bien avec une maman ayant déjà un surnom qu’elle affectionne beaucoup. Mais ce n’était pas le cas pour nous. Nous avons donc décider d’un commun accord, que nous nous ferions appeler toutes les deux « maman » et que nous réajusterions si nous remarquions que Ludovic en avait besoin.

En discutant avec un couple d’amies ayant déjà un petit garçon et se faisant appeler toutes les deux « maman », nous avons été ravies d’apprendre que celui-ci avait trouvé par lui même des trucs pour différencier ses deux mamans. D’abord par des variations d’intonations, puis par l’ajout d’un petit nom après le « maman ». Nous étions vraiment curieuses de voir ce que Ludovic allait bien pouvoir trouver. Vers 18 mois, il a commencé à appeler utiliser « maman niiiii (oui, il y avait beaucoup de i !) » pour Mariannick, et tout simplement « maman » pour moi. Puis quelques mois plus tard, il nous a sorti un beau « maman Rick » pour Mariannick et « maman Role » pour moi ! Nous avons été charmées par ces petits noms et adorons quand il les répète !

Reste à voir maintenant combien de temps ils vont être utilisés par lui, et si Jeanne et Hugo vont également nous appeler comme ça ou bien trouver leurs propres noms.

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Observations

Tant de choses à raconter depuis mon dernier post ! Et si peu de temps avec les deux mains de libres… Voici donc un petit résumé de notre vie à cinq.

Hugo est devenu notre Mr Sourire ! Dès que nous lui parlons, il nous gratifie d’un magnifique sourire et se met à nous jaser. Idem quand j’arrive pour l’allaiter la nuit ou quand il se réveille le matin. Nous trouvons cela absolument adorable ! Il est beaucoup plus détendu qu’il y a quelques semaines, alors qu’il avait mal au bedon. C’est notre petit Mr calme et observateur.

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Mr Sourire

Jeanne a eu quelques petits moments difficiles ces dernières semaines. Nous ne savons pas si ce sont des coliques, mais nous avons régulièrement des séances de pleurs intenses (très intenses) en fin de journée et en soirée. Quand cela prend plus de 20 minutes à la calmer alors qu’elle est dans l’écharpe de portage et qu’elle a bu avant, c’est quelque chose ! Elle nous a fait ça le 24 au soir, alors que nous recevions à la maison et elle a fendu le coeur de tout le monde. Mis à part cela, c’est une petite puce adorable qui m’observe attentivement de ses beaux yeux bleus quand je l’allaite. Et cela fait quelque jours qu’elle est vraiment bavarde. Elle est aussi très forte pour se tenir la tête quand elle est sur le ventre. Nous pensions au début que Hugo était plus moteur qu’elle, mais ça n’a pas l’air d’être le cas en ce moment.

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Petite puce

Ludovic est quant à lui en plein dans sa phase d’affirmation de soi ! Nous pensions que cela commençait à passer, mais c’est reparti de plus belle depuis quelques temps. Nous avons des crises pour rien et des « non » systématiques. Ce n’est pas tous les jours faciles, mais à deux, il y en a toujours une capable de garder son calme et de ramener la paix ou presque. Il est toujours aussi plein d’énergie et passe une bonne partie de ses soirées à courir dans la maison ! Heureusement que nous avons une grande pièce à aire ouverte ! Ça a été vraiment le fun de voir son émerveillement pour Noël. Parfois un peu trop d’émerveillement même, car tout était rendu « Noël » ou « Papa Noël », même la neige !! Il a adoré faire le sapin avec Mariannick et a poussé un grand « wow » en voyant les cadeaux au pied du sapin le 25 au matin !

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Sur son 31

Nous, nous allons bien, mais avons souvent l’impression de manquer de bras. J’en aurais bien demandé un de plus au papa Noël, mais on s’est fait dire que c’était en rupture de stock ! On arrive tout de même à faire beaucoup de choses, mais c’est une vérité absolue que l’on développe plein de nouveaux trucs pour passer à travers le quotidien avec des jumeaux. Manger sans bébé dans les bras est un luxe qui n’arrive que très rarement. Prendre une douche sans personne dans la salle de bain également ! L’écharpe de portage nous sauve la vie et les cocos font très souvent la cuisine et le ménage avec nous ! Quand il faut sortir, c’est toujours un petit casse-tête d’organisation, mais on y arrive ! Notre credo : « Nous sommes capables, et il faut y aller une étape à la fois » ! En tout cas, on se fait les bras avec les coquilles à porter.

Je n’ai que très rarement le temps de courir, mais je me suis inscrite à un cours de natation afin de perfectionner mon crawl. Au moins, l’horaire est fixe alors ça va être plus facile de ne pas sauter des entraînements !

Toute la famille vous souhaite une très bonne période des fêtes !

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Premier mois

Un mois s’est déjà écoulé depuis leur naissance. Un mois qui s’est déroulé plus facilement que ce que nous avions imaginé. Un mois de découvertes, de frustrations parfois, mais surtout de petits bonheurs au quotidien. Ce n’est évidemment pas facile tous les jours. C’est parfois difficile de les mettre ensemble au sein, car ils se tortillent de temps en temps comme de beaux diables. Et à deux bébés, ils ne reste plus vraiment de bras et de main pour les aider à bien se placer. Mais dans l’ensemble, Jeanne et Hugo sont vraiment des bébés très calmes. Ce n’est pas ce à quoi nous avons été habitué avec Ludovic qui a toujours eu de la difficulté à dormir. Les boires sont aussi très différents : un boire avec Ludovic pouvait durer une heure, alors que Jeanne et Hugo terminent le tout en 15 minutes environ, voire moins lorsque les deux tètent ensemble. Il faut dire aussi que je suis en superproduction de lait ! Un peu trop même car je pense avoir un réflexe d’éjection puissant, ce qui étouffe les cocos et semble poser problème à Hugo surtout. Notre ostéo a eu à beaucoup travailler ses intestins car il est très tendu dans cette zone là, ce qui n’aide pas. Nous avons remarqué qu’ils ont aussi tendance à se réveiller ensemble et que, si un se met à pleurer, l’autre réagit aussi, même s’il est en train de dormir. La magie des jumeaux ! Nous avons bien hâte de voir comment cela va évoluer.

Hugo

Hugo

Jeanne

Jeanne

Quant à Ludovic, nous sommes vraiment très fières de ses réactions et nous sentons qu’il ne se sent pas mis de côté, ce qui nous soulage beaucoup. Il veut participer à tout et est très content de pouvoir nous aider, ce que nous le laissons faire avec joie ! Il a eu deux ans le 26 octobre et nous avons fêté cela en grand, afin qu’il ne se sente pas mis de côté. 13 enfants et leurs parents, ça fait du monde dans la maison et ça brasse mais nous avons passé une superbe journée/matinée ! Merci les amis pour tous les beaux cadeaux et les beaux moments 🙂

Folies avec mamy !

Folies avec mamy !

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7 octobre 2013

Mon accouchement, je l’ai imaginé un bon nombre de fois, je l’ai craint parfois, pour diverses raisons, et j’ai beaucoup lu d’histoires d’accouchement de jumeaux. Car, qu’on se le dise, un accouchement de jumeaux est tout de même un peu différent d’un accouchement de bébé unique. La position des deux bébés est tout d’abord primordiale : si le premier se présente tête en bas, il y a de grandes chances de pouvoir essayer un accouchement par voie basse (et encore plus si le second se présente aussi par la tête). Par contre, si bébé 1 arrive par les fesses, très peu d’obstétriciens acceptent un accouchement par voie basse, car cela devient très risqué pour les 2 bébés. Et quoi qu’il arrive, la poussée se fait toujours en salle d’opération, au cas où une césarienne d’urgence serait nécessaire. Les risques lors d’un accouchement de jumeaux sont plus nombreux à cause de plusieurs raisons (position des bébés, retournement du second bébé après la sortie du premier, taille de l’utérus, risque d’hémorragies, temps entre la naissance du premier et du deuxième, etc). Bref, on m’a bien vite fait comprendre qu’il fallait être souple lors d’un accouchement de jumeaux, et qu’il fallait être prêt à se détourner de son plan de naissance. C’est avec tout cela en tête que nous nous sommes rendues à l’hôpital, confiantes que tout allait bien se passer, mais tout de même pleines de questionnements.

À cause du retard de croissance de Jeanne, une induction avait été prévue pour le samedi 5 octobre. Nous devions rentrer dès le vendredi soir mais nous devions attendre l’appel du centre des naissances pour savoir à quelle heure. N’ayant toujours pas eu de nouvelles au moment du souper, je les ai appelé, car j’étais rongée par l’impatience et le stress. Nous nous sommes finalement faites dire que nous pouvions nous faire appeler n’importe quand pendant la fin de semaine et qu’il faudrait se rendre à l’hôpital dans l’heure qui suit ! Nous avions tout organiser pour la garde de Ludovic, mais là, nous avons remis tout le monde en attente. Pas facile non plus de faire comprendre à notre grand ce qui se passait. Nous n’avons finalement été appelée que le dimanche soir pour rentrer, car il n’y avait pas de place pour nous lors de la fin de semaine. Malgré le gros stress du vendredi soir et l’attente toute la fin de semaine, nous avons tout de même bien profité de celle-ci et avons pu finaliser beaucoup de choses et relaxer un peu en famille. L’examen le dimanche soir a révélé que j’étais déjà dilatée à 2 cm et effacée à 30%. Du coup, retour à la maison pour la nuit, car je n’avais pas besoin du Cervidil pour faire mûrir le col. Lundi matin, appel à 5h30 pour que nous rentrions le plus tôt possible. Comment réveiller une maisonnée tôt ! De retour à Royal Vic, nous faisons comprendre que, même si c’est une induction, nous souhaitons que tout se passe le plus naturellement possible. Heureusement que nous avons fait part de notre souhait à notre infirmière car elle allait m’installer l’intraveineuse et me donner de l’ocytocine tout de suite. Je n’ai pas voulu avoir de soluté mais n’avait aucun problème à ce que la voie veineuse soit installée. À 8h30, notre médecin a rompu la poche des eaux de Jeanne, qui se présentait la première. C’est une sensation étrange que de sentir les eaux couler. Le travail a commencé rapidement mais n’a pas réussi à se régulariser, les contractions oscillants entre 2 et 5 min d’intervalles. Elles montaient tout de même en intensité et nous sommes rapidement rentrées dans notre bulle. Nous avons commencé les massages et les respirations de la méthode Bonapace et cela m’a beaucoup aidé. Toute l’équipe soignante a été très discrète et nous a laissé gérer le moment à notre manière. Ce n’est que vers 14h que notre médecin nous a proposé de me donner un peu d’ocytocine pour aider à régulariser le travail, afin que celui-ci ne dure pas trop longtemps et que je n’arrive pas épuisée pour la poussée. J’étais alors à 4cm et 70%. L’hormone a rapidement fait effet et les contractions se sont fixées à 2min d’intervalles. Elles sont devenues trèèès intenses en fin d’après-midi et j’ai demandé à ce qu’on vérifie mon col car j’ai senti de grosses pressions. J’étais à 6cm et effacée à 100%. Ça m’a un peu démoralisé sur le coup, car je ne voyais pas comment j’allais passer à travers les 4cm restants et la poussée. On a donc commencé à parler de péridurale avec Mariannick, pour finalement demander à voir l’anesthésiste car nous avions des questions. Le temps qu’il arrive, qu’on se décide à la prendre et qu’il s’installe, la tempête des derniers cm m’a submergée. Mais encore là, l’aide de Mariannick, la respiration et la visualisation m’ont permis de passer à travers. Lorsque l’anesthésiste m’a indiqué qu’il ne fallait absolument pas que je bouge pendant qu’il faisait la péridurale, je ne voyais absolument pas comment ça allait être possible… Finalement, le changement de position a été salvateur car cela a calmé les contractions le temps de placer la péridurale. Lorsque je me suis rallongée, j’ai senti un caillot de sang sortir du vagin. Le médecin est donc venu vérifier si tout allait bien. Et là, ô surprise, j’étais complètement dilatée et effacée ! Wow, je comprends maintenant l’intensité de la tempête !! Je suis restée un peu dans la chambre afin de me reposer et d’attendre la poussée physiologique. Mariannick a reçu son bel habit afin de pouvoir me suivre dans la salle d’opération. Habillée de pied en cap comme une chirurgienne ! Nous avons finalement été transférée en salle d’opération, où nous nous serions crues en plein épisode de Grey’s Anatomy : les grosses lumières au plafond, la table d’opération, les machines en tout genre… Il y avait pas mal de monde dans la salle mais nous nous y attendions. Trois obstétriciens juste pour nous ! Je n’ai aucune idée de l’heure à laquelle j’ai commencé à pousser mais je sais que ça a été efficace et que je sentais Jeanne avancer à chaque poussée. Quelle sensation fantastique ! L’excitation de savoir que nous allions bientôt enfin faire sa connaissance mêlée à la peur des dernières étapes de la poussée. C’est finalement à 20h36 que notre demoiselle a fait sa grande entrée. Elle nous a fait entendre sa belle voie mais s’est vite calmée. Elle était en pleine forme (un apgar de 10/10/10  !) et a vite rejoint les bras de Mariannick qui l’a pris en peau à peau et lui a donné sa première tétée. Quels moments intenses ! La sentir sortir, l’entendre, la sentir, la voir. Je me souviens des émotions à la naissance de Ludovic et c’est avec bonheur que je les savoure à nouveau, tellement identiques et différentes à la fois. Une fois le calme un peu revenu, il est temps de se préparer à la rencontre de Hugo. Il ne s’est pas retourné après la sortie de sa soeur et se présente donc très bien. On attend un peu que les contractions reprennent et quand il commence à descendre, un des médecins rompt la poche des eaux. Le déluge !! La poussée a aussi été très efficace et il s’est rapidement présenté. Malheureusement, j’ai commencé à perdre du sang à cause d’un décollement du placenta de Hugo et son petit coeur s’est mis à décélérer. Du coup, les médecins ont décidés d’utiliser le kiwi, une toute petite ventouse, afin de le faire sortir plus rapidement. Une dernière poussée (pendant laquelle j’ai poussé ma vie), une petite aide du kiwi et il nous a rejoint à 21h05, en pleine forme (9/9/9 d’Apgar pour lui). Un beau petit cri et il s’est calmé, comme sa soeur. Il est venu se coller contre moi et nous avons passé un bon moment, Mariannick et moi, à découvrir nos deux nouvelles merveilles. L’équipe de néonatalogie est vite arrivée pour vérifier l’état de santé de Jeanne et Hugo. Tout allait bien, sauf que Jeanne était petite (2,090kg) et était sous la norme de poids pour pouvoir aller en post-partum (2,3kg). Ils ont commencé à nous parler de soins néonat, de compléments, etc… Jeanne devait passer au moins sa première nuit là-bas, alors que Hugo pouvait aller en post-partum. Notre réaction : pas question qu’on les sépare ! Pas question qu’elle passe sa première nuit sans nous tous, alors que tout allait bien à part son poids ! L’équipe nous a donc laissé retourner dans la chambre de naissance afin que l’on profite de ces premiers moments et que nous fassions du peau à peau. Ils sont revenus environ 1h plus tard pour reprendre les constantes des petits poux, qui se sont révélées excellentes encore une fois. Malgré cela, ils nous ont parlé de complément, de biberons, de monitoring. Nous étions un peu sous le choc : nous sommes deux mamans à allaiter, à avoir déjà une expérience d’allaitement et il faudrait lui donner un complément ?? Pas possible ! C’est là que nous nous sommes rendues compte que nous n’avions pas mentionné à l’équipe que nous allions allaiter toutes les deux. Dès que la pédiatre a compris notre situation et notre désir d’allaiter à deux, tout a changé : il serait effectivement un brin ridicule de donner un complément à Jeanne dans cette situation ! Elle nous a donc donné l’autorisation de partir tout les quatre en post-partum, avec tout de même un suivi plus serré du poids et des constantes de Jeanne. Ouf !!! Et Jeanne a fait ça comme une championne ! Elle n’a pas perdu beaucoup de poids (Hugo non plus d’ailleurs) et a même retrouvé son poids de naissance en 2 jours ! Sa prise au sein est incroyable et elle tête goulument. Aucune crainte à avoir donc. Hugo, quant à lui, a repris son poids une semaine après mais avait cessé d’en perdre à la sortie de l’hôpital (la condition pour que nous ayons notre congé). Nous avons donc pu sortir dès le vendredi matin et rentrer avec nos deux beaux bébés à la maison. Une nouvelle page qui se tourne.

Premiers moments

Premiers moments

Je suis fière de ce que nous avons accompli tous les quatre, et vraiment heureuse de la manière dont toute cette belle journée s’est déroulée. Je n’ai aucun regret vis à vis des décisions que nous avons prises et c’est avec beaucoup de bonheur et de fierté que je visualise de nouveau mon accouchement. Si je n’ai qu’un conseil à donner à des futurs mamans de jumeaux, ce serait de se construire un plan de naissance, mais d’être prête à changer de direction en cours de route, sans regret. Il y a des points qui étaient catégoriques dans mon plan de naissance, mais tout le reste était ouvert à la discussion et au changement. N’hésitez surtout pas à dire clairement et respectueusement à l’équipe soignante ce que vous souhaitez, car cela les aide dans l’approche qu’ils auront avec vous.

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